Canada, Québec and World Exhibitions. First plenary session: Québec culture and the Montreal World Exhibition of 1967

Friday, November 3
9:00 AM–10:45 AM

Location: Senate Room, Senate House, University of London

Speaker/performer: Craig Moyes; Bill Marshall; Jocelyn Létourneau

Days: Friday, 3 November
Lecture: Plenary session

Craig Moyes (KCL/CQFCS): “Arrive en ville !  City, Community and Spectacle in the Cinema of 1967”

The 1960s in Quebec are often viewed through the coming-of-age narrative of the Quiet Revolution : the nation figured as growing up, casting off its religious and neo-colonial tutelage and at last taking control of its landscape and destiny. This paper will explore the tension between the nationalist desire for geographical, technological and political mastery of the territory of Quebec and the filmic practices used to represent that desire on the margins of Expo67. Although the documentary film provides a natural canvas for the representation of the nation—exploited, moreover, by many pavilions on the site—two particularly talented filmmakers, Michel Brault and Gilles Groulx, stand out. Both, though trained in the documentary tradition of the NFB, produced films that wrestle artistically with the difficulties and contradictions inherent in the narrative trajectory of the Quiet Revolution, the political project of nationalism and the incipient fragmentation of both the cinematic and the social heralded by the World’s Fair in Montreal.

Bill Marshall (Stirling/CQFCS): "Earth, (Is)Land, River, Sea: Imagining the Spaces of Expo ‘67" 

In Quebec audio-visual and other cultures, the Expo project is closely linked to the ‘modernisation’ of the Quiet Revolution. This link becomes material, even visceral, in that made in the relevant Heritage Minutes episode from Historica Canada, which emphasises the way in which earth from the construction of the Montreal metro was used to extend and create the Expo site. This paper seeks to challenge binaries concerning the ‘national’ and the ‘global’ by exploring how key terms in collective visual imaginaries speak to ambiguities and interpenetrations of the two concepts: ‘earth/terre’ as the soil of belonging of an ethnic group, and as the shared planet of a multi- and even post-ethnic humanity; the island as self-contained and singular, but also connected, across water and bridges, to the world; the river as iconic ‘centre’ of Quebec belonging but radically deterritorialising in its flows to the ocean and the great lakes, its passage of colonists and immigrants, its place in the commerce of North American capitalism.  The paper will examine how these four terms are portrayed in 1960s Quebec filmmaking, concentrating initially on Jacques Godbout’s YUL 871(1966).

Jocelyn Létourneau (Laval): “La mémoire des jeunes d’Expo67 et sa signifiance dans l’histoire du Québec”/“Expo67 in the Historical Imagination of Contemporary Québec Youth”  

Les contemporains d’Expo 67 conservent de l’événement un souvenir impérissable. Plusieurs estiment qu’il a marqué leur vie personnelle. D’autres considèrent que l’exposition a modifié le regard que les Québécois d’héritage canadien-français posaient alors sur eux-mêmes. De manière générale, dans les ouvrages d’histoire, l’«Expo», comme on l’appelle couramment, est associée à un moment de grand succès collectif et de réorientation de la destinée d’une communauté nationale dans l’espace du monde en train de se redéployer.   

Tout cela est bien et beau. Mais comment cette représentation – dithyrambique – d’Expo 67 a-t-elle survécu au passage du temps ? Par exemple, quelle mémoire les jeunes d’aujourd’hui gardent-ils de l’événement ? La jeunesse contemporaine sacralise-t-elle Expo 67 comme l’a fait (et le fait toujours) la génération des baby-boomers ? Quelle signification l’exposition universelle de Montréal a-t-elle pour ceux qui, partant de là où d’autres sont arrivés, conçoivent le Québec, nonobstant son statut politique, comme une nation moderne participant «naturellement et depuis longtemps, sinon depuis toujours», à l’ordre mondial ?

Pour la jeune génération, Expo 67 conserve-t-elle son aura de moment définiteur d’une époque ? Préserve-t-elle son caractère exceptionnel ? Retient-elle sa fonction transformatrice de la condition canadienne-française en quelque chose qui s’appelle «québécois», dénomination par laquelle un groupement historique se donne subitement une voix dans le monde autrement que comme une communauté ethnique ? 

Pour répondre à ces questions, nous entendons tirer profit des enquêtes que nous avons menées sur la conscience historique des jeunes Québécois (corpusLétourneau, notamment exploité dans Létourneau 2014) en nous intéressant à la place qu’occupe Expo 67 dans leur assemblage de référents historiques.

Au-delà des résultats empiriques auxquels nous parviendrons, il s’agira de s’interroger sur la transmission intergénérationnelle des faits de mémoire au Québec, sur les mutations de sens que connaissent les événements à travers le temps, et sur la tendance inéluctable qu’ont les individus, de même que les collectivités, à jeter un regard sur le passé à partir de positions présentistes

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